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Lettre ouverte de l’URPS MK OI relative à l’obligation vaccinale

Eric Wagner, Président de l’URPSMKOI.
eric.wagner@urmkoi.fr

à

Monsieur Jacques Billant, Préfet de la Réunion;
Madame Ladoucette, Directrice Générale de l’ARS Réunion;
Monsieur Benoît Serio, Directeur Général de la CGSS Réunion;
Pierre Rigal, conseiller national de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes;
Philippe Fontowicz, président du Conseil Interrégional de l’Ordre des MK;
Alain Choulot, président du Conseil Départemental de l’Ordre des MK;
Philippe Vignaud, Secrétaire Général du syndicat des MK OMKRUN/SNMK974.
Copie à Amandine Lavogiez, présidente de l’association InterURPS TipaSanté.

Le 20 août 2021.

Mesdames, messieurs,

N’entendant nullement prendre une position dans le débat clivant pro ou anti vaccination qui n’est pas de l’ordre des prérogatives des URPS, je me dois en tant que président de l’URPSMKOI et au nom de notre assemblée d’élus, d’alerter sur des remontées de terrain nous étant adressées, qui méritent des Institutions dès lors informées, une prise en considération d’une situation qui, si elle s’avérait, pourrait impacter conséquemment la prise en charge de patients et de leurs besoins, donc être un facteur de risque de ruptures de soins.

J’ai en effet reçu en tant que président de l’URPS MKOI de nombreux appels de collègues qui, la date buttoir du 15/09 d’obligation vaccinale approchant, entendent au 15 octobre au soir (schéma vaccinal complet nécessaire pour continuer d’exercer) arrêter toute activité professionnelle, allant même jusqu’à envisager de quitter notre profession pour une reconversion, et ce, quoi qu’il leur en coûterait.

Cela en réaction à une vaccination dont ils ne veulent pas, considérant cette obligation et les sanctions allant de pair comme du chantage.

Il ne nous semble pas possible de n’évoquer que la Loi et ainsi rester sourds à ces appels qui ne doivent pas concerner que notre profession.

S’il est impossible de sonder les cœurs, les reins, et par conséquent augurer du maintien ou pas d’une décision aussi radicale mûrement réfléchie, il n’est pas possible non plus de faire comme si rien n’en était.

Nous nous devions donc d’alerter en haut lieu et au niveau de toutes les instances professionnelles. Ainsi fait.

Car si tel devait être le cas d’arrêts brutaux de leurs activités, il y aurait alors de quoi s’inquiéter, dans un contexte psychologique tendu pour tous, du suivi des soins des patients de ces MK par ailleurs consciencieux. Par conséquent, en responsabilité, je m’adresse à vous afin de proposer une rencontre avec ces professionnels pour trouver de conserve les ressources de la conciliation.

Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes respectueuses salutations.

Eric Wagner
Président de l’URPSMKOI.